About Nicotinamide Riboside (NR)
on September 15, 2025

À propos du riboside de nicotinamide (NR)

Histoire 

Le NR a été identifié pour la première fois comme un nutriment naturel dans le lait en 2004, lorsque des chercheurs ont découvert son rôle en tant que précurseur du NAD+ chez l’homme. Cette découverte a posé les bases des recherches ultérieures sur le métabolisme du NR et son utilisation potentielle en complément alimentaire.

Structure chimique

Le riboside nicotinamide est un dérivé pyridine-nucléoside de la nicotinamide. Il se compose d’un groupement nicotinamide lié à un sucre ribose. Le NR est l’un des plusieurs précurseurs du NAD+, avec la nicotinamide et le mononucléotide de nicotinamide (NMN), qui est un intermédiaire dans la voie de biosynthèse du NAD+.

Sources alimentaires

Le NR se trouve naturellement dans le lait, la levure et certains légumes. Les concentrations dans les régimes alimentaires habituels sont faibles, c’est pourquoi le NR est également fourni sous forme de complément sous forme de chlorure de riboside nicotinamide, offrant une dose standardisée.

Rôle dans l’organisme

Le NR contribue au réservoir cellulaire de NAD+, un coenzyme essentiel dans de nombreuses réactions métaboliques. Le NAD+ intervient dans les réactions d’oxydo-réduction, en transférant des électrons lors de la respiration cellulaire, et sert également de substrat pour des enzymes telles que les sirtuines et les poly(ADP-ribose) polymérases (PARP). Ces enzymes participent au métabolisme énergétique et au maintien de l’intégrité génomique.

Dans les cellules, le NR est phosphorylé par les kinases du riboside nicotinamide pour former le NMN, qui est ensuite converti en NAD+ via la voie de récupération du NAD+. Cela souligne le lien métabolique entre le NR et le NMN ainsi que les multiples voies par lesquelles les niveaux de NAD+ sont maintenus.

Absorption et biodisponibilité

La biodisponibilité du NR désigne l’étendue et la vitesse auxquelles le NR est absorbé et devient disponible dans le sang pour être converti en NAD+. Des études chez l’homme ont montré que le NR est biodisponible par voie orale :

  • Absorption intestinale : Le NR est principalement absorbé dans l’intestin grêle. Des enzymes telles que les kinases du riboside nicotinamide phosphorylent le NR en NMN, qui entre ensuite dans la voie de biosynthèse du NAD+.
  • Taux sanguins : La supplémentation orale en NR augmente les niveaux de NAD+ et des métabolites associés dans le sang total et les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC). Ces augmentations sont mesurables en quelques heures après ingestion et peuvent être maintenues par des doses répétées.
  • Répartition tissulaire : Des études animales et humaines suggèrent que le NAD+ dérivé du NR est distribué dans plusieurs tissus, y compris les muscles squelettiques et le foie. Bien que la répartition précise dans les tissus humains soit encore étudiée, le NR est considéré comme efficace pour augmenter les niveaux systémiques de NAD+.
  • Comparaison avec d’autres précurseurs : Le NR diffère de la nicotinamide et de l’acide nicotinique par son absorption et son efficacité de conversion. Le NR contourne certaines étapes intermédiaires dans la voie de récupération du NAD+, ce qui peut conduire à une production plus directe de NAD+ dans certains tissus. Son lien métabolique avec le NMN illustre comment plusieurs voies convergent pour maintenir les niveaux de NAD+.

 

Références

  1. Bieganowski, P., & Brenner, C. (2004). Découverte du riboside nicotinamide en tant que nutriment et identification des gènes NRK conservés établissant une voie indépendante de Preiss-Handler vers le NAD+ chez les champignons et les humains. Cell, 117(4), 495–502.
  2. Yoshino, J., et al. (2017). Intermédiaires du NAD+ : biologie et potentiel thérapeutique du riboside nicotinamide. Cell Metabolism, 27(3), 529–547.
  3. Damgaard, M. V., et al. (2023). Que sait-on réellement des effets de la supplémentation en riboside nicotinamide chez l’homme ? Science Advances, 9(2), eadi4862.
  4. Martens, C. R., et al. (2018). La supplémentation chronique en riboside nicotinamide est bien tolérée et élève le NAD+ chez des adultes d’âge moyen et plus âgés en bonne santé. Nature Communications, 9(1), 1286.
  5. Nanga, R. P. R., et al. (2024). La supplémentation aiguë en riboside nicotinamide augmente les niveaux cérébraux de NAD+ chez des volontaires humains en bonne santé. Magnetic Resonance in Medicine, 92(1), 1–9.